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  • Au train où vont les choses...

    Il était 7 heures ou 19 heures à l'horloge de Kensington-Station, installée à l'entrée du buffet de la ferme de Cornadel sur la route de Générargues à Anduze.
     
    Mais, finalement, pour les 52 convives de l'Association Sportive des Retraités Nîmois, ce n'était pas un souci.
     
    D'abord parce qu’en ce mardi 3 décembre, les trains étaient restés au dépôt en raison d'un mouvement social des cheminots. Ensuite parce que l'horloge était bloquée sur ce fatidique « seven » et n'était placée là qu'en « déco ». D'autres objets hétéroclites faisaient partie du décor « vintage » comme l'on dit à Londres comme la vieille machine à coudre ou cette caisse d'une ancienne boutique. Sans peine on pouvait imaginer la patronne qui semblait sortir d'un roman de Zola et promenait son regard sur tout le magasin. Il faut reconnaître que ce meuble (pas la caissière virtuelle) avait encore une belle allure.
     
    Le côté « tendance » de la salle à manger du restaurant est meublée de tables rondes confectionnées avec des faces de tourets de bois qui, habituellement, servent à dévider les longs câbles électriques. Au plafond la ferrure d'une roue de charrette a été transformée en lustre, un vantail de portail en bois tient encore sur ses charnières et la planche du bar repose sur une série de tonneaux. Au fond de la pièce, une vaste cheminée diffuse une douce chaleur parfumée par l'essence des bûches.
     
    On s'y sent bien.
     
    On s'installe, un peu par affinité, mais sans protocole. Le personnel est prêt à nous servir l'apéritif d'une coupe de vin d'oranges ou du kir ou du pastis qui seront accompagnés de mises en bouche de saveurs locales.
     
    Serge Enjalran, le président en exercice qui après l'AG de 2020 ne le sera plus (président) n'a pas attendu que le train à vapeur des Cévennes siffle trois fois : lui aussi (le train pas Serge) n'accepte pas la retraite universelle à points.
     
    Notre cher président avait préparé son discours et n'oublia personne dans ses remerciements tout en souhaitant bon rétablissement à Jean-Pierre et Jackie Chabert indisponibles comme le président honoraire Jean Canal.
     
    Il a dressé un petit bilan des activités du club avec les sorties randonnées du jeudi fortement appréciées des « marcheurs » qui découvrent les beaux villages gardois autour de Nîmes (marcheur est entre guillemets pour ne pas confondre les randonneurs et les marcheurs du Président de la République) et celles du mardi plus sportives. Petite piqûre de rappel de la sortie du mois de mai à la découverte d'une partie de l'Ardèche animée par Jean-Pierre Roux et Jean-François Cadière.
     
    Quant à l'avenir de l'ASRN il est aujourd'hui assuré quand Jean-Pierre et Serge arrêteront leurs engagements.
     
    Lors de l'assemblée générale de 2019 Christiane Martinez a été élue trésorière aidée par Marie-Claude Davignon adjointe.
     
    Au secrétariat Jean-Pierre Chabert a pour adjoint Denis Lapetina et au plus haut sommet de l'association Corinne Jouve suppléait Serge.
     
    « Merci et bravo, grâce à eux, l'ASRN est sauvée. » devait notamment déclarer le président en exercice sous un tonnerre d'applaudissements.
     
    Il fallait également signaler l'exploit sportif que Luc de Verduzan va accomplir : rejoindre (à pied évidemment) Jérusalem en partant de Nîmes.
     
    Il ne manquait plus qu'à accrocher les wagons et monter à bord pour savourer ce repas de fin d'année qui a recueilli toutes les satisfactions tant sur le plan gustatif (merveilleux magret de canard au jus de griottines et les autres plats tout aussi savoureux) mais aussi l'ensemble du personnel qui a su travailler avec célérité en gardant le sourire et la direction de la ferme de Cornadel qui mérite une promotion pour ce repas de fête convivial.

    Cette journée, juste perturbée par de vilains nuages noirs, n'a pas permis de faire la petite balade habituelle mais si le mauvais temps était dehors, la chaleur a été présente dans le cœur de chacun de nous.

    Paul BOSC