Repas de fin d'année 2018 par Paul BOSC

 

Pas un seul « canard » dans l'orchestration du repas de Noël

 

 

Il ne faisait pas un « froid de canard » en cette matinée du 11 décembre mais un frais Mistral s'engouffrait dans les gorges du Gardon qui faisait remonter le col de l'anorak au groupe de randonneurs de l'ASRN. Christiane, la chef de balade conduisait la troupe en direction du Pont-du-Gard, petite promenade apéritive avant le traditionnel repas de Noël.

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On le voit : pas de quoi « couper quatre pattes à un canard » pour des randonneurs habitués à des dénivellés bien plus importants et pas de « canard boiteux » dans les rangs.

C'est une affaire qui marche... Comme dirait le Président (celui de l’Élysée).

On est monté sur le célèbre pont romain, puis redescendu. Certains ont même cru entendre des palmipèdes qui cancanaient dans le Gardon... Ils avaient dû « faire canard » et tremper un morceau de sucre dans l'eau de mélisse que Monique possède dans sa pharmacie et dont elle ne se sépare jamais pendant les randonnées pour redonner vigueur à ceux qui en manquent...

Le passage dans un immense champ d'oliviers, en pleine garrigue a été apprécié par tout ce petit peuple errant. Il a même rencontré deux touristes chinois qui n'étaient pas laqués.

12 h 15 : on ne rigole pas avec les horaires, retour à la case départ, c'est à dire l'hôtel-restaurant « Le Colombier », jolie maison de maître dans un immense parc verdoyant qui offre, en saison, gîtes et couverts aux nombreux touristes venus visiter l'architecture romaine. Le colombier, faut-il le rappeler, est la maison des colombes et aucun canard n'est accepté, même pas enchaîné.

Après le kir de bienvenue servi en apéritif et servi par un personnel charmant et souriant, les 49 randonneurs ont alors pris place dans la grande salle de restaurant. Le président Serge Enjalran et le secrétaire Jean-Pierre Chabert avaient invité les anciens membres de l'Association qui, je l'avoue, ont eu un réel plaisir de retrouver des visages amis.

C'est ce moment que choisit le président (pas celui de l’Élysée) pour faire son allocution.

Remerciements aux anciens, au président honoraire Jean Canal mais qui n'a pas pu venir et à Jean-Pierre et Michel « qui ont œuvré pour que l'ASRN soit ce qu'elle est aujourd'hui ». Puis il a fait le bilan des activités de l'année qui se termine : « A ce jour notre association a sensiblement augmenté puisque nous sommes aujourd'hui 72 adhérents. Les randos du jeudi sont très appréciées de tous et contribuent largement à ce succès. Cette année, en mai, nous avons visité la presqu'île de Giens avec le fort de Brégançon résidence de nos chers Présidents. Je remercie tous nos animateurs qui s'investissent tout au long de l'année pour nous faire découvrir de très beaux panoramas, paysages et villages. Pour l'avenir de l'ASRN, Jean-Pierre et moi-même envisageons sereinement mais sérieusement notre retrait pour qu'une nouvelle équipe arrive avec de nouveaux projets, de nouvelles idées. Je vous demande d'y réfléchir et de nous en faire part... rapidement.

Autre changement Michel Dessus le trésorier qui se retire et Christiane Martinez sera présentée au vote lors de l'AG pour le remplacer. »

   1 x 24   Serge devait ensuite féliciter Luc de Verduzan qui a rejoint Rome et le Vatican pour être reçu personnellement par le Pape. Un pélerinage de 1500 km effectué en 50 jours.

Une belle ovation a salué cet exploit.

Ensuite place au festin préparé par le chef cuisinier qui a accepté la gérance de la restauration la prochaine saison et qui nous a été présenté par le maître de lieux.

Au menu : foie-gras confit au sel de Guérande accompagné e sa confiture d'oignons à la crème de cassis et mesclun à l'huile de noix ; cuisse de canard confit avec poêlée de champignons et écrasé de pommes de terre montée à l'huile d'olive;sablé framboise-chocolat. Le tout accompagné de vins de pays et terminé par le café.

L''ambiance a été tout au long du repas chaleureuse et conviviale. Daniel dont c'était le jour de sa fête nous a même offert de délicieux chocolats.

Aline et Manu avaient troqué leur fameuse bouteille de Perrier contre de savoureux chocolats.

On s'est quitté en se promettant de se voir prochainement sur les sentiers de randonnée.

Et là Robert Lamoureux peut passer : il ne reste plus un seul canard vivant au Pont-du-Gard.

 

Paul BOSC