Jonquières-St-Vincent - Chapelle & moulins par Paul Bosc

 

Les belles surprises de Jonquières-St-Vincent

 

 

GateauBon anniversaire ! Et oui, voilà un an que la section « balades » de l’Association sportive des retraités nîmois a fait ses premiers pas.

Un an. Et que de chemins parcourus depuis cette première sortie au Clos Gaillard. D’ailleurs le président Serge Enjalran,

le secrétaire Jean-Pierre Chabert et le trésorier Michel Dessus n’y croyaient pas à cette nouvelle activité, sœur cadette des randonnées

du mardi, mais sans difficultés et sans grand dénivelé. Une flânerie en quelque sorte, où l’on prend le temps de regarder la nature,

de s’arrêter  pour découvrir un joli site, en cessant de regarder marcher ses pieds. Et puis il y a, aux compteurs des GPS ou des podomètres,

moins de kilomètres que dans les randonnées. Les responsables avaient aussi  la crainte que certaines personnes désertent d’abord les mardis  puis l’association.

 

Et pourtant, à l’heure du bilan annuel, il faut bien reconnaître que nos trois Mousquetaires, s’ils possèdent de grosses cervelles pour gérer la troupe, n’ont pas le « pif » pour les idées nouvelles. Car les « balades » du jeudi sont un succès et apportent depuis le début de la saison de nouveaux adhérents qui, après quelques sorties pour se remettre en forme, tâteront, peut-être, aux randonnées plus difficiles et grossiront les rangs des « mardistes ». Et à contrario, les anciens, fatigués et rattrapés par le poids des ans, rejoindront les « jeudistes ». Un bon équilibre.

 

Ce dernier jeudi illustre bien ce que l’on vient d’écrire. Au rendez-vous traditionnel du parking de Lidl des 7 collines, 5 nouvelles recrues (4 femmes et 1 homme) sont au garde-à-vous devant le général en chef qui les accueille et explique que la sortie va nous conduire vers Jonquières-St-Vincent pour découvrir « moulins et chapelle ». Je parierai bien un billet qu’il n’y avait pas grand monde parmi les 27 partants qui savait qu’il y avait des moulins à Jonquières. Et des sources, et l’édification d’un parc photovoltaïque et que la Terre d’Argence est bien belle et que chacun a pris plaisir à découvrir.

 

C’est Bernadette, vous savez celle qui est chouette, comme chantait Nino Ferrer, qui mène la randonnée débutée par la traversée d’une roselière où les cannes sont immenses et des bambous de belles dimensions ont pris racines. Voilà un pays d’eau ! Et en effet Jonquières-Saint-Vincent possède cette originalité, rarissime en Languedoc et qui serait due au travail des eaux créant des « dolines » (cuvettes fermées) qui en se regroupant et en se confondant ont fini par provoquer un affaissement de la surface. Le Grand Valat, petit ruisseau qui traverse la Palud avant de se jeter dans le Gardon serait à l’origine de cet état.

 

De l’eau on en trouvera encore à la source Font de Tavie qui jaillit au milieu de platanes plus que centenaires de tailles impressionnantes.

Le coin a été aménagé afin d05 p1110878e pouvoir déjeuner ou s’abriter du soleil. Bernadette qui  est toujours très chouette, profite de cette pause pour nous instruire sur le site et sur la signification de « Terre d’Argence » qui couvre le territoire de Beaucaire à Fourques et qui vient de la couleur argentée des feuilles de saules. Mais la végétation c’est aussi beaucoup de vignes qui donnent des vins réputés comme le domaine de Campuget ou du Mourgues du Gres et des arbres fruitiers. On découvrira, un peu plus loin, un champ de figuiers dont les racines  de dimensions impressionnantes doivent se délecter de ces eaux souterraines.

 

Pour l’instant pas de chapelle, ni de moulins…

 

La Réclame faite sur cette sortie nous aurait-elle bernée ?

 

C’est la pause déjeuner. Frugal certes et qui se termine depuis quelques temps maintenant par quelques « gouttes » de confection artisanale. Monique et Michel avaient caché derrière leurs fagots, une « petite » fiole de Limoncello qui, ma foi, se laisser aimablement déguster. Coup de fouet en retour ?

 

C’est reparti.

 

C’est là le début des surprises avec la découverte des travaux de débroussaillage et de terrassements de l’ancien dépôt d’ordures qui va devenir un immense parc photovoltaïque de 13 ha et dont la production d’électricité  correspondra à la consommation de 2300 foyers soit près de 2 fois la consommation actuelle de la commune.

 

Puis c’est la chapelle Saint-Laurent qui impose une halte. Située près de la nationale qui conduit à Beaucaire, elle a été restaurée

ces dernières années mais est fermée et la « cadaula » n’est pas sur la porte. Nous ne pourrons donc pas voir la voute du sanctuaire 21 006

qui est portée par deux bornes milliaires qui datent de l’empereur romain Claude. Mais Bernadette, qui toujours aussi chouette,

a relevé quelques infos sur cet édifice datant du XIIe siècle et qui était, à l’époque, au bord d’un étang.

 

Chemin faisant, nous approchons du village remarquable de loin par son célèbre campanile.  Encore une surprise avec la découverte de l’hôtel de ville de Jonquières, incongru dans un paysage méditerranéen qui ressemble plutôt au château de Walt Disney ou à un hôtel particulier de Deauville. Sur la place dominée par une gigantesque fontaine, Bernadette (qui est extraordinairement chouette) nous apprend que cette mairie a été édifiée par un architecte nîmois M. Augière et  très contestée par la population. Elle sera néanmoins inaugurée en 1903 par un futur Président de la République : Gaston Doumergue.

Sur le chemin des aires, tout en haut du village, on découvre enfin les deux moulins à vent aux ailes gigantesques et 28 p1110908

restaurés par une association de sauvegarde du patrimoine. Il ne manque que la voilure pour que tournent les gentils moulins.   

 

Fin de ce voyage, retour sur la place du marché où sont garés les véhicules.

 

Merci Bernadette, tu es vraiment des plus chouette.

 

Prochaine sortie : jeudi 4 février (le rendez-vous est à 10 heures à Lidl 7 collines, j’en connais qui arrive à 10 h 30 quand le train est parti) pour une « balade » en Petite Camargue  à Franquevaux  découvrir le Cougoulier. C’est Paul Mariottini (06 44 95 88 57) qui conduit cette marche de 3 h 30 et de 13 km sans dénivelé.