Le Ponant par Paul Bosc

 

Du vent sur le Ponant…

 

Alors que les « Grands »  de l’Association sportive des retraités nîmois s’étaient engagés pour deux jours de randonnée dans les gorges du Tarn et l’Aveyron, la classe « petite randonnée du jeudi » était invitée à découvrir l’Etang du Ponant entre la Grande Motte et le Grau du Roi. Bernadette a cédé ses responsabilités à  Christiane  qui a pris les rênes de la randonnée de 13 kilomètres au départ de la passe des Abîmes à la Grande Motte pour un tour complet de l’étang. Le Mistral aussi s’était invité et soufflait ce jeudi 21 mai à près de 100 km/h se renforçant l’après-midi. Les risées qui couraient sur l’étang en fin de matinée sont alors devenues vaguelettes emportant avec elles les canards qui se laissaient ballotter.

 

Les oiseaux cherchaient refuge dans les tamaris aux branches torturées et les goélands avaient bien du mal à prendre leur envol, les hirondelles volaient au ras des pâquerettes ou plutôt des salicornes en abondance tout au long de l’étang. Mais même s’il existe des recettes culinaires,  la cueillette et la dégustation de cette plante ne fait pas partie de nos coutumes méditerranéennes. D’ailleurs les chevaux qui sont venus tenter de grappiller des restes de nos repas, ne la mangent pas. C’est peut-être la raison du grand nombre.

 

Mais partons du départ : la passe des Abîmes où le Vidourle va se jeter dans la mer.  En longeant le parc accrobranches sur la voie-verte No 3, notre petit groupe (nous n’étions que sept) longe la rivière et le centre de réhabilitation de tortues marines puis, arrive dans ce petit lotissement aux logements pas plus haut que trois étages à l’architecture moderne et coquette.  Cette résidence semble calme par rapport au centre de la Grande Motte : quelques restaurants et commerces et un petit port où les engins nautiques bruyants sont bannis. Ca y est ! Nous sommes sur l’étang du Ponant, un ancien marécage qui a cédé quelque 7 millions de m3 de sédiments qui ont servi à la réalisation des plates-formes urbaines et routières lors de la construction de cette commune nouvelle, entre 1964 et 1966, par l’architecte Jean Balladur. Puis la nature a repris ses droits et le Vidourle a rempli le dragage pour former cet étang de 280 ha, long de 3,5 km et de 1 km dans sa plus  grande largeur. Le Conservatoire du littoral a acquis le site et bois du Boucanet d’où, dit-on, le roi  Saint-Louis aurait embarqué pour les croisades.

 

Malheureusement, si le Vidourle draine toutes sortes de détritus et  d’arbres morts, il n’apporte pas, sans doute, les milliers de bouteilles plastiques qui jonchent les rives, ni les épaves de navire qui mettront des siècles avant de se désagréger, ni les restes de pontons, de pneus et autres…

 

Le nettoyage des berges rendrait ce périple bien plus agréable mais peut-être que ce sont les fonds qui manquent le plus…

 

En suivant les courbes de l’étang, il faut nécessairement rejoindre la nationale à quatre voies et franchir le pont du Vidourle puis redescendre vers l’étang. On se sera aperçu des nombreuses activités sportives qui se pratiquent sur le plan d’eau : ski nautique, voile, planches à voile… Et pêche !

 

C’est l’heure de faire halte. Christiane, la guide, a même prévu l’apéro et trois chevaux viennent voir si leur alimentation ne pourrait pas se compléter. Pas méchants les bougres mais plutôt du genre « collants » jusqu’à qu’ils comprennent qu’il n’y avait rien à gratter. Il est 13 heures, la pause se prolongera pendant environ 1 heure avant de poursuivre la route vers un autre pont celui du Boucanet au Grau du Roi. Encore un peu de goudron avant de rejoindre  le bois du Boucanet et rejoindre la pointe de la presqu’île juste en face de l’endroit où nous avons déjeuné. Les chevaux sont toujours là. Le Mistral aussi.

 

Direction la pinède et le bois du Boucanet  où il fait bon promener sous les très anciens pins parasols en direction du château d’eau. Une petite erreur de lecture de carte nous oblige à emprunter la route en direction de notre point de départ, mais voilà le parking du camping. La balade se termine et le petit apéro proposé à l’appartement  de la Grande Motte par Maryse et François a été fort apprécié.

 

La prochaine sortie est prévue le jeudi 4 Juin  en direction de la «  Vallée de l’Eure » près d’Uzès pour une randonnée de 11 Km avec un dénivelé  de 100 m  pour  3 h 30 de marche. Rando conduite par Eliane DAUNIS. Rendez-vous à 10 heures sur le parking de Lidl.