Des Vignes, des arbres fruitiers et les canaux de petite Camargue par Paul Bosc

 

Des vignes, des arbres fruitiers et les canaux de petite Camargue

 

On approche de la mer !  Qui sera d’ailleurs le but de la prochaine « petite » randonnée de l’Association sportive des retraités nîmois.  On approche, mais la route est encore longue et, bien sûr, pleine de découverte.

 

Ainsi, connaissez-vous le port fluvial de Gallician ? Sans doute pas. Et pourtant il mérite une visite, car il est charmant et fréquenté par de nombreux plaisanciers et bateau de croisière fluviale qui parcourent le canal d’Arles à Sète et profitent de cette halte qui parfois se traduit par une visite à la célèbre cave coopérative de Gallician ou  chez un propriétaire-récoltant des Costières de Nîmes.

 

Ce port, amarré en pleine petite Camargue était, jeudi dernier, le point de départ de la randonnée conduite par Jackie et Jean-Pierre Chabert qui conduisaient les 16 autres randonneurs sur les bords du canal, tout d’abord, sur l’ancien chemin de halage en commentant tous ces bateaux plus ou moins longs et larges où des familles entières logent en profitant du soleil vers des voyages peut-être lointains ou, pour d’autres, d’avoir trouvé un coin idéal pour faire étape ou même vivre à bord de ces maisons flottantes, éloignés de la vie terrestre.

 

Cette  voie verte « voie-Rhôna » a été aménagée par les VVV (veloroutes et voies vertes) et  conduit vers  la tour Carbonnière près d’Aigues-Mortes  par  10 km d’enrobés ouverts aux cyclistes, piétons, chevaux mais aussi skates ou fauteuil roulant. Tout en suivant le cours de l’eau, on peut encore voir, de l’autre côté de la rive, la célèbre sagne qui couvre les maisons de gardians ou les demeures normandes. Mais notre sortie nous fait quitter le canal pour en rejoindre un autre : celui édifié par Philippe Lamour : le canal du bas-Rhône qui a permis aux agriculteurs d’arroser leurs terres et de se diversifier de la culture de la vigne et de l’olivier en choisissant, par exemple,  la production de fruits (pêches, abricots etc.).

 

Entre oliviers, vignes et arbres fruitiers dont une oliveraie semble atteinte de ce virus italien qui décime l’arbre de paix, un mas qui, autres temps autres mœurs,  rassemblait les objets de la vigne et du vin, est désigné comme le domicile d’un avocat célèbre qui lui aussi veut rassembler mais ce ne sont pas des objets. Les machines agricoles grondent dans les vignes et soulèvent des nuages de poussière. Nous entrons maintenant sur les terres d’une propriété vinicole achetée par un couple de Parisiens, il y a quinze ans, et qui a choisi de donner à leur vin le nom de l’étang  tout proche celui du Scamandre. La propriété  de Nadine et Franck Renouard prépare la venue d’autres randonneurs, gastronomiques eux, parmi les vignes des Costières de Nîmes qui a de plus en plus de succès : « les vignes toquées ».

 

En quittant le chemin des Coquillons et les nombreux mas qui l’habite : mas du Bourry ou du petit Bourry,  près des Clochettes, il faut traverser l’ancienne voie ferrée Vauvert-Gallician qui longe le canal BRL est transformée en voie verte. La famille Chabert choisit d’utiliser le chemin de l’autre côté du canal, plutôt que la voie goudronnée, en direction du mas « les Mongettes » qui, un temps, élevait des oiseaux exotiques. Là aussi la vigne domine les cultures et porte la vue jusqu’à l’horizon des Costières avec ces terres revêtues de verts et jeunes feuillages, chargés de pampres.

 

Nous traversons le canal une fois encore, le laissant couler tranquillement ses eaux vertes. Un chemin conduit directement vers la départementale 381 qui rejoint Gallician face à la coopérative. Encore un petit effort pour traverser le village et rejoindre le parking du port de plaisance. Il est 17 heures, les 11 kilomètres ont été couverts dans les temps.

 

C’est l’heure de la rentrée.

 

Paul Bosc

 

  • La prochaine sortie prévue  le jeudi  21 mai mène les randonneurs à l’étang du Ponant entre Le Grau du Roi et La Grande Motte pour une balade de 13 km conduite par Bernadette Hugues.